Méthode : la réalisation d’une production graphique

ex croquis
lundi 10 juin 2019
par  Julien Daget
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La « réalisation d’une production graphique », appelée aussi « exercice de réalisation de croquis » est, avec la « réponse à une question problématisée » et l’analyse de document(s), un des trois principaux exercices prévus pour les évaluations d’histoire-géographie en classes de première et de terminale générale, depuis 2019, ainsi que pour les évaluations ponctuelles (en remplacement des épreuves séchées).
• Fabrice Erre, « Le croquis de géographie au bac », Une année au lycée, 1er avril 2016.

Méthode de la production graphique
Une page ; CC BY-NC-SA.

Textes officiels

Classe de terminale : évaluation sur le programme de terminale
Lorsque la production graphique est un croquis, ce croquis est réalisé à partir d’un texte élaboré pour l’exercice qui présente une situation géographique. Un fond de carte est fourni.
Le candidat fait preuve d’une plus grande autonomie pour identifier, organiser et hiérarchiser les éléments à représenter et construire la légende.
Dans le cas d’une autre production graphique, les consignes et les données servant à l’élaboration de cette production sont fournies avec l’exercice.

Note de service du 28 juillet 2021, publiée au BOÉN n° 31 du 26 août 2021, sur les évaluations ponctuelles d’histoire-géographie à compter de la session 2022. → https://www.education.gouv.fr/bo/21/Hebdo31/MENE2121383N.htm

Note de service n° 2019-050 du 18 avril 2019, publiée au BOÉN du 25 avril 2019, sur les épreuves communes de contrôle continu d’histoire géographie dans les voies générale et technologique, à compter de la session 2021 de l’examen du baccalauréat. → http://cache.media.eduscol.education.fr/file/Bac2021/66/6/NDS_Histoire_Geographie_E3C_1103666.pdf


Principales capacités mobilisées Attendus principaux
Réaliser des productions graphiques et cartographiques Lisibilité et clarté du croquis.
Utiliser des informations du texte Extraction pertinente des principales informations du texte d’accompagnement pour rendre compte d’une organisation spatiale.
Organiser la légende Légende organisée et parties clairement identifiées
Formulation claire des entrées.
Connaître et se repérer : localisation et nomenclature Informations bien localisées et nomenclature maîtrisée.
Choisir des figurés Des figurés ponctuels, linéaires et de surface pertinents, mettant en évidence une hiérarchisation des éléments.

Guide de l’évaluation des apprentissages et des acquis des élèves dans le cadre de la réforme du lycée général et technologique, IGESR, septembre 2021, p. 13. → https://eduscol.education.fr/document/5470/download


Principes

La production d’un croquis est assez proche de l’argumentation : il y a une problématique (le titre) et un plan (celui de la légende) à trouver, puis il faut rédiger (compléter le fond de carte). Le tout en faisant attention au hors-sujet... De même, l’analyse du sujet et le choix des représentations produiront plusieurs croquis différents.

La carte est déjà une représentation infidèle de la réalité (avec des déformations), comprenant des conventions (le nord en haut par exemple) et un point de vue (la carte est centrée).
Le croquis est plus simple, il s’agit d’une synthèse graphique réalisée sur un fond de carte. Il répond à une problématique, sa légende est donc organisée. Bref, une compilation de cartes thématiques.
Le schéma est une simplification poussée à l’extrême, on simplifie les contours de façon géométrique. Il peut servir de modèle, dans ce cas il n’y a pas de nom dessus.


Avec la carte on voit, avec le modèle on comprend.

Robert Ferras, Les modèles graphiques en géographie, Économica, 1993.


Éléments de base

Un croquis doit avoir :
• un titre, placé en haut, correspondant au sujet posé, mais pas forcément l’intitulé lui-même (on peut reformuler) ;
• une légende, sur une feuille en vis-à-vis, hiérarchisée (en deux ou trois parties), précise (ne pas oublier les unités : %, t...) et détaillée ;
• des figurés (de couleur, linéaires ou ponctuels) sur le fond de carte, de formes schématisées, avec une gamme très réduite pour qu’elle reste lisible ;
• une nomenclature (les toponymes) sur le fond de carte, ni trop, ni trop peu ( les 197 pays du monde ne sont pas forcément tous nécessaires).

L’indication de l’échelle (graphique ou numérique) et de l’orientation de la carte (une flèche vers le nord) peut être pertinente (tout dépend du système de projection du fond de carte).
Complétez l’environnement : les noms des océans, des mers, des États voisins... Selon les goûts du professeur, coloriez ou non en bleu très clair les océans, mers et lacs. La nomenclature peut être hiérarchisée selon l’importance (différentes tailles, usage des majuscules...), elle s’écrit à l’horizontale, en noir pour les territoires et villes, en bleu pour les océans, mers et cours d’eau.
L’ensemble doit être propre et soigné, utilisez des crayons de couleur pour les surfaces, en restant dans les tons clairs, des stylos à encre ou des feutres fins pour les noms et les lignes. Jamais de fluo !
Vous pouvez joindre au croquis un court commentaire (quelques lignes) justifiant vos choix (si ils prêtent à débats).


Dernier conseil

Une idée intelligente est de prendre chacun des croquis du manuel, ceux de son prof (qui est loin d’être parfait), ainsi que ceux présents en ligne (plein de profs mettent leurs travaux à disposition), de comparer et de faire votre propre croquis en prenant les éléments qui vous semblent les plus pertinents.


Liens utiles :
Apprenez vos cartes ! ;
Méthode : la prise de notes ;
Méthode : la réponse à une question problématisée ;
Méthode : l’analyse de document(s) ;
• « Évaluations ponctuelles d’histoire-géographie à compter de la session 2022 », note de service du 28 juillet 2021 publiée au BOÉN n° 31 du 26 août 2021. → https://www.education.gouv.fr/bo/21/Hebdo31/MENE2121383N.htm
Fiche de méthode plus développée sur Wikiversité ;
• un exemple de sujet pour les épreuves communes de contrôle continu (E3C).


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