Méthode : la dissertation

mardi 30 juin 2020
par  Julien Daget
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La dissertation est un des deux exercices, avec l’étude critique de document(s), de l’épreuve finale de l’enseignement de spécialité histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques en classe de terminale.

La dissertation est le traitement d’un sujet donné, avec une introduction, un développement en plusieurs parties et une conclusion. Le candidat doit montrer :
- qu’il maîtrise des connaissances et sait les sélectionner ;
- qu’il sait organiser les connaissances de manière à traiter le sujet ;
- qu’il a acquis des capacités d’analyse et de réflexion.

Pour traiter le sujet, le candidat :
- analyse le sujet et élabore une problématique ;
- rédige un texte pertinent comportant une introduction (dégageant les enjeux du sujet et un fil conducteur en énonçant une problématique), plusieurs parties structurées et une conclusion (qui répond à la problématique).

La réalisation d’une illustration en appui du propos (croquis, schéma, etc.) amènera une valorisation de la note ; un fond de carte pourra être fourni si cela est adapté au sujet. La réalisation de cette production graphique n’a aucun caractère obligatoire, et son absence ne peut aucunement pénaliser le candidat.

« Épreuve de l’enseignement de spécialité « histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques » de la classe de terminale de la voie générale à compter de la session 2021 de l’examen du baccalauréat », note de service n° 2020-025 du 11 février 2020, publiée au BOÉN spécial n° 2 du 13 février 2020. → https://www.education.gouv.fr/bo/20/Special2/MENE2001791N.htm


Principes de base

L’argumentation n’est pas un exercice de récitation : vous devez prouvez que vous savez organiser vos connaissances en une réponse structurée et logique.

Analyser le sujet
Le principal danger est le hors-sujet, il ne faut donc pas rédiger de suite, mais analyser le sujet. Quels sont les mots les plus importants (notions ou mots de liaison) ? Définissez les notions. Quelles sont les limites chronologiques (quand) et spatiales (où) ? Parfois il faut justifier ces choix. Quelle est la problématique (question(-s) du sujet, ouvrant un débat) ?

Faire un plan détaillé
Pour un sujet, il y a souvent plusieurs plans possibles, comprenant chacun deux ou trois parties équilibrées. Chaque partie correspond à une grande idée, divisée en deux ou trois sous-parties qui correspondent chacune à des couples argument et exemple(-s).
En histoire, les plans sont souvent soit chronologiques (dans lequel les sous-parties peuvent être thématiques), soit thématiques (dans lequel les sous-parties peuvent être chronologiques). En géographie on peut faire des plans multi-scalaires (plusieurs échelles) ou thématiques.

Préparer l’introduction
C’est la première chose que lit le prof... À soigner au brouillon, avec trois éléments obligatoires :
• une présentation du sujet, situant spatialement et chronologiquement (qu’il faut justifier), parfois commencée par une courte histoire ou une citation pertinente (qu’il faut expliquer) ;
• l’énoncé de la problématique ;
• l’annonce du plan.

Préparer la conclusion
Le bouquet final du feu d’artifice, à préparer aussi au brouillon, avec deux éléments :
• un bilan-synthèse de l’argumentation, donnant une réponse à la problématique ;
• une ouverture, mettant en perspective le sujet (dans le temps ou dans l’espace).

Rédiger l’argumentation
Suivez votre plan détaillé :
• la structure doit être visible, donc sautez des lignes entre les parties, sautez une ligne pour chaque sous-partie et allez à la ligne (avec un retrait) pour chaque argument ;
• introduisez chaque partie et chaque sous-partie par la présentation du thème (pas de titre, par convention), terminez chacun par une phrase de transition annonçant la suivante ;
• soyez précis, chaque argument doit être accompagné par son exemple (fait, date, nom, localisation...) ;
• l’histoire s’écrit au présent ou parfois au passé, jamais au futur ;
• évitez de donner votre point de vue (première personne du singulier à proscrire : de la modestie !), soyez le plus objectif possible, relativisez, soyez critique.


Cahier des charges pour avoir le maximum de points
Une introduction appétissante • on peut commencer par une courte histoire ou une citation pertinente, à expliquer ;
• présenter le sujet, situé spatialement (où) et chronologiquement (quand), choix à justifier ;
• énoncer une problématique (la question tirée du sujet) qui ouvre un débat ;
• annoncer les parties du plan (chronologique, thématique, spatiale ou multi‑scalaire).
Un corps de texte structuré et précis • structurer en deux ou trois parties équilibrées, chaque partie subdivisée en sous-parties ;
• sauter des lignes entre les parties, une ligne entre les sous-parties, un retour à la ligne (avec un retrait) pour chaque argument ;
• introduire chaque partie et chaque sous-partie par la présentation du thème (pas de titre), terminer chacune par une phrase de transition annonçant la suivante ;
• accompagner chaque argument d’un exemple au moins (fait, date, nom, localisation...) ;
• essayer de rester neutre (première personne du singulier à proscrire par modestie) ;
• en géographie, rajouter un ou plusieurs schéma(s).
Une conclusion de la taille de l’introduction • faire un bilan-synthèse de l’argumentation, donnant une réponse à la problématique ;
• rajouter une ouverture, mettant en perspective le sujet (dans le temps ou dans l’espace).
Avec une bonne expression écrite • avoir un style et une calligraphie agréables à lire ;
• respecter l’orthographe et la grammaire ;
• l’histoire s’écrit au présent ou parfois au passé, jamais au futur.

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Méthode de la composition
une page ; CC BY-NC-SA.

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