Doc. : les unités urbaines françaises

samedi 15 juillet 2017
par  Julien Daget
popularité : 10%

Consigne : analysez le document pour dégager les caractères de l’armature urbaine du territoire français métropolitain et les évolutions en cours.
Il est attendu que l’élève d’abord identifie le document en introduction, ensuite qu’il en explique les différents aspects dans le développement structuré, enfin qu’il montre l’intérêt et les limites de ce doc’ en conclusion.
Méthode : l’analyse de doc(s)


La hiérarchie urbaine française
Source : INSEE, 2008. Publié comme sujet zéro (sujet d’entraînement pour le bac), février 2012, p. 4. → http://media.eduscol.education.fr/file/annales_zero/06/2/LyceeGT_Ressources_Hist-Geo_1S_epreuve-anticipee-obligatoire_209062.pdf

PDF - 228.1 ko
Les unités urbaines françaises

Proposition de corrigé

Introduction
Présenter le document :
Nature du document, un croquis sur les principales agglomérations de la France métropolitaine ;
Présentation de l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) ;
Définition des unités urbaines (= agglomérations) ;
Annonce du plan.

Première partie
La hiérarchie urbaine française :
• au sommet, l’agglomération parisienne dominant le réseau avec ses 10,3 millions d’habitants (macrocéphalie), mégapole au cœur de tous les réseaux de transport et de communication ;
• puis les principales métropoles, avec Lyon et Marseille loin en-dessous avec chacune 1,5 million d’habitants, Toulouse, Lille, Bordeaux, Nice, Nantes et Strasbourg entre un million et 500 000 habitants ;
• enfin des grandes agglomérations de taille bien plus modestes, tels que Reims ou Dijon.

Seconde partie
L’évolution des unités urbaines avec deux cas de figure :
• des métropoles attractives, connaissant une croissance parfois forte (plus de 0,5 % par an)
en fonction de leur taille (métropolisation) tels que Paris et Lyon ou de leur cadre de vie (héliotropisme) tels que Toulouse ou Nice ;

• d’autres plutôt répulsives, stagnant ou perdant des habitants (cas des reconversions industrielles) tels que Lens (suite à l’arrêt de l’extraction houillère dans le Nord-Pas-de-Calais) ou Thionville (arrêt de la sidérurgie en Lorraine).

Conclusion
Apports du document :
permet de représenter le réseau urbain métropolitain et son évolution démographique.

Limites du document :
• données anciennes, couvrant la période 1982-2007 (c’est un document d’histoire ?) ;
• toponymes incorrects, « Béthunes » s’écrit Béthune, « Aix-En-Provence » Aix-en-Provence,
« St-Nazaire » Saint-Nazaire et « St-Etienne » Saint-Étienne ;
• les variations exprimées en % ne rendent pas compte des effectifs réels, minorant la très forte attractivité de l’agglomération parisienne ;
• l’outre-mer ne fait plus partie de la France ?
• notion d’aire urbaine plus pertinente que l’unité urbaine ;
• il y a des nuances au sein des agglomérations entre le centre et ses périphéries, invisibles ici.


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