Méthode : l’épreuve orale terminale

le grand oral
mardi 30 juin 2020
par  Julien Daget
popularité : 1%

Grille d’évaluation indicative de l’épreuve orale terminale
Qualité orale de l’épreuve Qualité de la prise de parole en continu Qualité des connaissances Qualité de l’interaction Qualité et construction de l’argumentation
très insuffisant Difficilement audible sur l’ensemble de la prestation. Le candidat ne parvient pas à capter l’attention. Enoncés courts, ponctués de pauses et de faux démarrages ou énoncés longs à la syntaxe mal maîtrisée. Connaissances imprécises, incapacité à répondre aux questions, même avec une aide et des relances. Réponses courtes ou rares. La communication repose principalement sur l’évaluateur. Pas de compréhension du sujet, discours non argumenté et décousu.
insuffisant La voix devient plus audible et intelligible au fil de l’épreuve mais demeure monocorde. Vocabulaire limité ou approximatif. Discours assez clair mais vocabulaire limité et énoncés schématiques. Connaissances réelles, mais difficulté à les mobiliser en situation à l’occasion des questions du jury. L’entretien permet une amorce d’échange. L’interaction reste limitée. Début de démonstration mais raisonnement lacunaire. Discours insuffisamment structuré.
satisfaisant Quelques variations dans l’utilisation de la voix ; prise de parole affirmée. Il utilise un lexique adapté. Le candidat parvient à susciter l’intérêt. Discours articulé et pertinent, énoncés bien construits. Connaissances précises, une capacité à les mobiliser en réponses aux questions du jury avec éventuellement quelques relances. Répond, contribue, réagit. Se reprend, reformule en s’aidant des propositions du jury. Démonstration construite et appuyée sur des arguments précis et pertinents.
très satisfaisant La voix soutient efficacement le discours. Qualités prosodiques marquées (débit, fluidité, variations et nuances pertinentes, etc.). Le candidat est pleinement engagé dans sa parole. Il utilise un vocabulaire riche et précis. Discours fluide, efficace, tirant pleinement profit du temps et développant ses propositions. Connaissances maîtrisées, les réponses aux questions du jury témoignent d’une capacité à mobiliser ces connaissances à bon escient et à les exposer clairement. S’engage dans sa parole, réagit de façon pertinente. Prend l’initiative dans l’échange. Exploite judicieusement les éléments fournis par la situation d’interaction. Maîtrise des enjeux du sujet, capacité à conduire et exprimer une argumentation personnelle, bien construite et raisonnée.

« Épreuve orale dite « Grand oral » de la classe de terminale de la voie générale à compter de la session 2021 de l’examen du baccalauréat », note de service n° 2020-036 du 11 février 2020, publiée au BOÉN spécial n° 2 du 13 février 2020. → https://www.education.gouv.fr/bo/20/Special2/MENE2002780N.htm


Quelques conseils pour votre expression orale

Préparez-vous bien

L’idéal est de ne pas s’encombrer d’une feuille ou d’une fiche. Sinon, limitez vos notes au plan et aux éléments difficiles à retenir (chiffres et noms compliqués) ; surtout, n’écrivez pas de phrases, ne rédigez jamais un texte à lire (sauf la courte citation d’un auteur).

Maîtrisez votre sujet, mais ne vous noyez pas dans les détails. Insistez sur ce qui important : le plan, les notions ou les faits essentiels à retenir. Il faut insister dessus à l’oral, et/ou les écrire au tableau, ou les afficher dans un document projeté. Ne récitez pas, essayez de raconter une histoire.

Si vous voulez vous appuyer sur une présentation informatique, utilisez un format lisible sur la majorité des ordis : préférez le pdf aux pptx, docx ou odt. Ne surchargez pas les diapos, sinon l’auditoire ne va pas vous écouter mais lire le texte. Limitez-vous aux mots clés, aux images ou à de courtes vidéos ; ne pas écrire de phrases. Vérifiez que tout fonctionne bien avant de commencer.

Tenez-vous bien

Soyez plutôt ancré, si possible le dos droit : jamais assis (sauf si vous êtes né avant 1974). L’intérêt est de pouvoir remplir à fond votre cage thoracique, pour avoir du coffre.

Regardez la classe ou le jury ; ne lui tournez pas le dos. Soyez attentif à leurs réactions : il faut réagir si les auditeurs regardent par la fenêtre ou en pleine digestion, les maintenir éveillés, les stimuler. Si vous avez perdu votre public, faites une reprise à partir des points importants.

L’orateur ne garde pas ses mains dans les poches : sa gestuelle ponctue son discours.
Gare aux tics : il faut éviter les gestes ou mots répétitifs. Ce n’est pas le moment de se recoiffer tout le temps (sauf si c’est le sujet ?).

Parlez leur bien

Avoir le trac est naturel ; un coup de stress est d’ailleurs une bonne chose, offrant une bonne dose d’adrénaline. Avant de prendre la parole, prenez une bonne inspiration : ça calme, et vous avez besoin de souffle.
Il faut bien poser sa voix, sans la forcer. Faites attention à parler assez fort pour être entendu, mais pas trop fort non plus : il ne faut pas réveiller les élèves dans la salle voisine. Articulez correctement. N’hésitez pas à ponctuer votre élocution d’une courte pause.

Évitez de trop forcer votre langage, ça sonne souvent faux. Gare au temps qui passe, surveillez un peu votre montre. Gaffe aux digressions chronophages, ne prenez pas modèle sur votre prof d’histoire.

En fait, ce n’est pas si difficile (surtout après). Vous êtes un acteur ou une actrice, c’est tout. C’est une question de pratique : participez en classe, prenez la parole devant vos amis, bref, ouvrez-la un peu.


• Tutoriels sur le grand oral : https://www.lumni.fr/programme/les-petits-tutos-du-grand-oral ;
Méthode : la dissertation ;
Méthode : l’étude critique.


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