Perles de profs

samedi 10 septembre 2016
par  Julien Daget
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Évidemment, il n’y a pas que les élèves qui fassent de jolies perles : souvent le prof fait rire ses élèves à son dépend. En 2009, j’ai découvert qu’une élève prenait en notes toutes les choses aberrantes que son prof d’histoire avait prononcé... ces citations se sont immédiatement retrouvées en ligne ; une habitude reprise chaque année.
Après tout, comme disait Joseph Folliet : « Bienheureux celui qui a appris à rire de lui-même : il n’a pas fini de s’amuser ! »


Année scolaire 2016-2017
[Question d’un père d’élève lors de la réunion parents-profs] « Comment faire pour que nos enfants ne figurent pas dans les perles 2016-2017 ? »

[Message d’une nouvelle élève à une de ses amies] « Déjà des le premier cours il nous à parler de la reproduction des pigeons. »

« Non, la bibliophilie ce n’est pas une forme de perversion sexuelle ! »


Année scolaire 2015-2016
[Comptabilisation des tics de language :] « Entre parenthèse... » ; « Pour répondre à la question... » ; « Tu m’diras mais alors... » ; « Je rembobine :... » ; « Juste une dernière... » ; « Pour en revenir... » ; « On s’égare... » ; « C’est joli ! » ; « une dernière petite chose... » ; « Un autre exemple... » ; « Je continue... » ; « Je termine... » ; « Je vous le fait... » ; « Le vin... » ; « Quand à la bouffe... » ; « J’veux dire... » ; « Chai pas... » ; « Encore mieux... » ; « Je peux vous raconter une petite histoire ? » ; « Je réponds, attends... » ; « Je t’oublie pas... » ; « J’pense... » ; « D’une façon générale... » ; « Classiquement... » ; [et enfin, après une digression de trois quarts d’heure :] « On va zaper parce que c’est pas le sujet ! ».


Année scolaire 2014-2015
[Sur la civilisation de l’automobile] « Aux États-Unis, quand le flic te prend ton permis de conduire, tu n’es plus rien, tu n’existes plus, tu es comme mort : tu es devenu un piiiiéton. »

[Le cours de seconde part en hors-programme, encore une fois.] « Oh nonnn... On est reparti dans un débat sur la constipation... »

« Attention, vous êtes jeune, votre cerveau est encore en formation, il faut donc éviter de trop boire ou de consommer du cannabis, sinon votre cerveau finira en gruyère, comme une éponge ; vous devenez alors une sous-merde, un déchet humain. »

« Quand un satellite rentre dans l’atmosphère, ses morceaux finissent éparpillés sur des centaines de kilomètres : c’est comme les hérissons sur l’autoroute, mais à l’échelle spatiale. »

[Trop de bavardages : donc rappel à l’ordre] « Je ne sais pas si vous savez, mais ceci est un cours... Bizarre, je sais, mais un cours. »

« Le paradis ça doit être d’un ennui... mortel ! »
Croquis sur les régions brésiliennes caricaturales {PNG}Croquis sur une Afrique caricaturale {Scalable Vector Graphics}


Année scolaire 2012-2013
[cours d’allemand, en pleine interro écrite : le silence règne ; les élèves travaillent sérieusement ; malheureusement, j’occupe la salle d’à côté et les murs semblent en carton] « Berlin-Ouest sert de vitrine pour l’Ouest. Par exemple, le magasin Kadewe proposait un énorme stand de saucisses. C’est ça Berlin pendant la guerre froide : à l’Ouest des saucisses, à l’Est pas de saucisses ! »

[semaine suivante, cette fois en cours d’allemand il s’agit d’exposés présentés par des élèves ; malheureusement je suis toujours à côté, illustrant mon cours sur la guerre du Vietnam avec un peu de musique à fond] « écoutez ça : Edwin Starr, War ! Huh ! Yeah ! What is it good for ? Absolutely nothing ! »


Année scolaire 2011-2012
[Contexte de la loi sur le mariage pour tous et j’aime les chemises colorées] « Ce n’est pas parce que j’ai une chemise rose que je suis particulièrement attiré par les hommes. »

« Tiergarten à Berlin, c’est comme le bois de Boulogne à Paris : un parc à l’intérieur de l’agglomération, mais sans les Brésiliennes. »


Année scolaire 2010-2011
[Début d’heure, fin de journée, élèves bruyants ; le prof, un peu fatigué, d’une voix faible :] « Moins fort... moins fort... ; [encore plus doucement] moins de bruit. [pas d’effets, mis-à-part le premier rang qui a compris et se bouche les oreilles] Moins... de... bruit... LA FERME !!! [hurlement à plein poumon] »

« Les sous-entendus de l’extrême-droite, ça sent mauvais, vraiment ça sent mauvais... clairement ça pue. » [avec un rictus de dégoût]

« Le 1er Mai est l’anniversaire d’un massacre, par des soldats sur des grévistes, dans une toute petite ville du Nord... Tellement petite qu’elle s’appelle Fourmies ! » [En 1891 : 9 morts et 33 blessés.]

« Les raisons du refus des manipulations génétiques sur l’humain ? D’abord par principe de précaution, il peut y avoir un risque sanitaire. Ensuite je te rappelle que pour nombre de religions, l’humain est création divine, on ne doit donc pas y toucher. Pour les croyants, l’homme est à l’image de Dieu ; il serait donc fourbe, lâche et très moche... »

« Les Pays-Bas, c’est tellement bas, qu’ils ont été obligé de construire des digues. »

[À un élève qui regarde par la fenêtre depuis plusieurs minutes :] « C’est beau, hein ? On appelle ça un tracto-pelle... »

[Le rang du fond papote joyeusement, d’autres élèves sont aussi vifs d’esprit que des broutards regardant un train passer. Voix déprimée :] « Vous ne participez pas, vous n’écoutez même pas... Il n’y a que le mur du fond qui en profite pour s’instruire ; il doit d’ailleurs avoir le niveau pour passer le bac, depuis le temps qui est le seul à m’écouter... »

« Qui a dit oh mon Dieu ? ! Appelle-moi monsieur Daget, c’est plus simple. »

« Tu n’écoutes pas... Je vais te mettre à la porte après t’avoir pendu par les tripes ! »

« Les États-Unis, c’est un héritage. Le cheval est un animal eurasiatique. Sinon, ils chasseraient encore le bison à pied. On leur a apporté le cheval, l’alcool, la prostitution... Bref, tous les trucs bien. »

[Après une interro de SES de deux heures particulièrement éprouvante] « Attention pour ce soir : pas de déprimes, pas de larmes, pas de suicides s’il vous plaît. »

« En résumé, l’Union européenne a pour origine la volonté de préserver la paix entre l’Allemagne et la France, paix maintenue grâce à l’intégration économique. Voilà, c’est simple : paix et prospérité ! » [Long Live and prosper, avec le salut vulcain en prime.]

« Je ne t’entends pas... Je suis enrhuBé donc je suis sourd. »

« Le marché français, c’est que dalle ! On est riiiiien ! » [grand blanc, de pitié, dans la salle.]

« Hors temps scolaire, je ne suis pas responsable de vous... Vous vous faites enlever, violer, c’est plus mon problème. »

« [à une classe de seconde] Avec les premières, on parle toujours de vin. Pourquoi est-ce qu’avec vous, il faut que ça se passe TOUJOURS sous la ceinture ?! »

« [À un élève qui regarde par la fenêtre] Une parenthèse... Un scientifique a fait une étude qui a remporté le prix Nobel de la recherche inutile : il a scientifiquement prouvé qu’un canard avait eu une relation nécrophile homosexuelle [un temps pour que tous les élèves comprennent, y compris en se faisant expliquer par son voisin]. Alors je vous jure que quand vous allez passer à côté du lac [juste devant le lycée, où barbotent des coin-coins] et qu’un canard va vous regarder... Vous ne le verrez plus de la même façon. »

« [Autre parenthèse un peu hors-programme] D’ailleurs, en parlant de machisme et de sexisme, vous savez comment est la vie sexuelle d’une hyène ? Eh bien, les hyènes femelles ont un... [le professeur mime avec élégance] plus gros que celui des mâles, et en signe de domination, elles... les mâles. »

[Question d’un élèves : comment est faite la gelée royale. Réponse :] « J’sais pas, j’suis pas abeille. »

« Je vais essayer d’être sérieux. » [commentaire de l’élève : le professeur, assis en position du lotus sur sa table, tente de léviter.]

« Ouais ! C’est une réponse intelligente ! T’auras zéro, mais c’est bien ! »

« J’vais te virer parce... TU M’GONFLES ! Tu vois, ça passe mieux quand on explique. »

« Liberté, égalité, fraternité, GOUZI GOUZI les p’tites fleurs bleues ! »

« Le surnom du père de Marc-Antoine était Crétinus, le vainqueur des Crétois, ce qui a donné... Crétin, très bien. »

« - Tiens ! Le blond, là !
- Non monsieur, il est brun !
- Ouais, il est bicolore, quoi. »


Année scolaire 2009-2010
« Surtout ne faites pas d’études pour devenir prof ! » [Pourquoi ai-je dis ça ? C’est le plus beau métier du monde ! Le plus vieux étant la prostitution...]

[Au deuxième rang, Stéphanie bavarde avec Nour... encore une fois... comme d’habitude.] « Je peux en placer une... un jour... dans ma vie ? »

[Plusieurs questions à la fois] « je peux répondre qu’à une seule fois à la chose. »

[Du bruit dans le couloir, d’où proposition] « On chope tous les gamins dans les couloirs et on les tabasse ! » [Détail noté par l’élève : air sadique et sourire heureux du prof.]

« Ha oui oui, très très beau pays ; d’ailleurs il y a rien... »

« Ho, c’était un homme très influent, d’ailleurs il avait une superbe cave à vin. » [Commentaire de l’élève : « un des personnages proches d’Hitler, il me semble. » Commentaire du prof : il s’agissait d’Hermann Göring ; je confirme pour sa cave.]

« L’humain est stupide. »

« L’Allemagne va donc lécher la Pologne... [quelques réactions dans la salle, réveillant le reste de la classe] Quoi, qu’est-ce qu’il y a encore ? »

« Le pays le plus pLeuplé d’Europe. »

« La dépression ? C’est ce que tu vas connaître quand je vais te virer de mon cours ! »

[Définition] « Ce que veut dire saigner à blanc ? Bon, je chope deux élèves en train de bavarder, là, je les prends et je leur ouvre les veines, ils se vident de leur sang et deviennent tout blanc. »

- « Prenez une nouvelle feuille, début d’un nouveau chapitre... Le titre : l’eau, entre abondance et rareté.
- [Réactions et échanges de sourires dans la salle] Monsieur ? Vous êtes sûr ?
- Comment ça si je suis sûr ?!
- Monsieur, ben... L’EAU... Pas vous !
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler. [début du cours : plan, définitions des termes, stocks disponibles...] Maintenant la question du cycle de l’eau : donc l’évaporation, le transport, la précipitation, et bien sûr la vinification... »

[Première Guerre mondiale, de l’usage pratique des nouvelles armes] « On imagine, voilà j’en ai marre, je vais dans le couloir avec mon lance-flammes, je l’allume, et vous mourrez tous asphyxiés. »

« Par exemple, heu... Comment on appelle ça déjà ? Ah ouais, le bras. » [Prof fatigué.]

« Paris versera des pruneaux. » [Prof très fatigué.]

« La France est française donc stupide. » [Prof pas très nationaliste.]

« Mais qu’est ce qu’il faut que je fasse pour que tu te taises ? Que je t’explose, que je t’arrache la tête et que je te bouffe le cœur ? »

« Attention, on ne jette pas l’eau du bain avec le bébé. » [Très très fatigué.]

[Une élève] - « Monsieur c’est quoi la différence entre un juge et un juré ?
[Le prof] - Et bien par exemple si je te vole ta trousse et que tu portes plainte, je vais voir un juge ; par contre si je te kidnappe, te séquestre, te viole, t’éventre, fais une guirlande avec tes intestins, fais cuire et mange tes autres organes et pose ta tête dans ma vitrine à trophées, là je passerais en cours d’assise avec des jurés. [pour finir à l’asile d’aliénés.] »

[Appréciation] « Élève fainéant ; feignant, moche et en retard ! »

« Je t’ai pas donné la parole, tu veux passer sous la guillotine ? »

[Sur les offensives françaises en août 1914] « ça va chier dans les Vosges ! »

[Sur les pilotes de chasse lors de la Première Guerre mondiale] « Les chevaliers du sel... [fou rire de la partie éveillée de la classe] Quoi, qu’est-ce que j’ai dis encore ? »

[Sur la compétition entre les copies au bac] « Il faut faire mieux que les autres. T’es là pour gagner ! Alors tu leur éclates la gueule ! »

« Vous connaissez la ville de Bâle ? [réactivité de la classe proche du néant] Bon, c’est normal, c’est un trou. » [Trois guignols du premier rang se marrent.]

« Ce que ça veux dire étriper ??? Bah c’est simple, on accroche un type à un crochet de boucher, on lui ouvre le bide et on sort toutes les tripes, les mètres d’intestins, les poumons, le cœur... [le prof n’a pas l’air satisfait des élèves verts et des huit autres faisant la tête d’une baudroie sortie de l’eau... donc il continue.] On accroche ses tripes à côté de lui et on laisse le tout sécher... Un doux fumet s’échappe de tout ça. »

« Vous faites du sport, vous ?! Pfff ! On a demandé un jour à Winston Churchill quel était son secret de longévité ; il a répondu No Sport en trempant son cigare dans son whisky. » [tout ça dit par le prof avec une admiration non dissimulée.]

« Ce que ça donne un coup de grisou ? Alors vous voyez si on répand du méthane dans la salle avec les fenêtres ouvertes et qu’on allume une flamme, il n’y aura qu’une petite explosion. Par contre si on met un plein seau de poussière de charbon sur le bureau, qu’on ferme bien les fenêtres, là ça pète tellement fort que les vitres explosent, les quatre murs sont soufflés et le souffle balaye tout ce qui se trouve jusqu’au bout du couloir... Avec un peu de chance on retrouvera un petit morceau de Christian quelque part. »


D’autres profs, au lycée Alain
[Cahier de maintenance du matériel informatique en salle des profs, mai 2014]
– Problème rencontré : le TNI ne s’allume pas.
– [Réponse de la maintenance :] Ok. Interrupteur rouge sur moulure.

[Conseil de classe de fin de seconde, juin 2013]
– Élève A. 10 en français, 10 en histoire, 4 en maths, 3 en physique, 7 en SVT, 10 en anglais... Résultats faibles, des difficultés d’expression écrite.
– Passage en première L. [...]

– Élève L. 8 en français, 7 en histoire, 6 en maths, 7 en physique, 10 en SVT, 11 en anglais, 9 en espagnol, 7 en EPS et 0,2 en italien. Redoubler ne lui servirait à rien, mis à part le décourager. Passage en première ES. [...]

– Élève M. 10 en français, 11 en histoire, 6 en maths, 6 en physique, 9 en SVT, 6 en anglais, 8 en espagnol... Demande à passer en première S.
– Elle a pas le niveau en sciences : plutôt une première ES. [...]
– Mais elle a 3 en éco !?
– Bon, on tranche : première S.

– élève R. 5 en français, 4 en histoire, 5 en maths, 2 en physique, 9 en SVT, 9 en anglais, 7 en espagnol. Ne mérite pas de redoubler. Passage. [...] »

« Surveille bien l’herbe qui pousse. » [un prof de physique à un élève absorbé par les fenêtres.]

« Nous sommes tous des scientifiques, nous, moi, vous, on est avec des blouses, les cheveux ébourrifés et un petit accent allemand. »

« Quand vous voyez que les élèves n’ont pas envie de répondre à des questions, supprimez-les. » Un inspecteur, lors d’une visite-conseil.

« Vous ne devez pas avoir pour ambition de leur apprendre quoique se soit. » Un inspecteur de technologie, lors d’une réunion de présentation sur les enseignements d’exploration.


D’autres encore
Extraits de Jean-Noël Leblanc, Vaches de profs !, éditions Horay, 2004.

« Fabien, vous bavardez, mais je ne vous blâme pas : vous écouterez sans doute la fin de ce cours l’année prochaine, à la même époque. »

« Le programme, le programme, bien sûr qu’on va le boucler, le programme ! Mais pour ça, il faudrait la boucler ! »

« Au conseil de classe, j’ai dit qu’il y avait beaucoup d’élèves en difficulté. Maintenant qu’on est entre nous, je traduis : vous êtes une bande de grosses feignasses ! »

[Premier cours de l’année] « Règle n° 1 : ne cherchez pas à fayoter, c’est inutile avec moi... Je choisis mes chouchous sans influence. »

« Vous avez tous lu le règlement intérieur du lycée ? Eh bien vous pouvez l’oublier. Le règlement, dans cette classe, c’est moi ! »

« Moi, à votre place, je travaillerais... Mais bon, je n’en ai pas besoin, je suis professeur... »

[Quatre élèves au regard inexpressif sont agrippées au radiateur du couloir, comme à un rocher. Un prof les interpelle] « Alors les moules, on attend la marée ? »

- « M’sieur, ça a sonné...
- C’est ça, c’est ça... Jeanne d’Arc, au tableau ! »

« Je sais que vous attendez vos copies depuis trois semaines, mais si vous connaissiez les notes, vous me demanderiez vous-mêmes un délai supplémentaire. »

[Participation d’une élève d’habitude très discrète ; le prof pousse un cri d’horreur] « Aaaaaaah ! Elle a parlé, elle est vivante ! »

[Deux élèves piapiatent sans crainte] « Noël approche, méfiez-vous... Mauvaise saison pour les dindes... »

« Laura, lis donc le texte, puisque tu te chauffes la voix depuis dix minutes avec Lucie. »

[en rendant une copie] « En net progrès... Tu l’as fait tout seul ? [Silence éloquent] Tu diras à ton père qu’il s’approche du niveau du bac. »


En salle des profs
Encore dans Jean-Noël Leblanc, Vaches de profs !, éditions Horay, 2004.

« Ça m’énerve, tous ces gens qui croient encore que les profs ne font rien pendant les vacances ! Tiens, moi, cet été je repeins tous mes volets ! »

« Une interro surprise, pour moi, ça s’appelle comme ça parce qu’on sait jamais sur quelles horreurs on va tomber en les corrigeant. »

« En fait, s’il n’y avait pas la sécurité de l’emploi et les vacances, je changerais de métier ! Bon, le problème, c’est que j’ai toujours été prof, je ne sais rien faire... »

- « L’éducation nationale devrait nous fournir des costumes adaptés aux situations : pour les cours, la veste d’animateur avec un micro ; pour les sorties, la tenue de guide avec un drapeau.
- Et pour les corrections, le string en cuir avec un fouet ? »

- « L’école, finalement, c’est depuis l’origine que ça va mal.
- Charlemagne, démission ! »

« Les profs, pas étonnants que certains soient un peu dégénérés : ils se reproduisent entre eux. »

« Quand je vois les copies sales qu’ils me rendent, j’ai toujours peur pour l’état de leurs draps. »

[Petite annonce sur le tableau] « échangerais classe de seconde 2 contre n’importe quoi, bricolage, ménage, maçonnerie. »


Correspondance avec les parents

« Madame, Monsieur,
Depuis le début de l’année, votre fils n’écris pas sur des feuilles, mais sur les tables ; il ne répond pas aux questions de son professeur, mais à celles de son voisin ; en cours, il n’ouvre pas son manuel, mais un magazine sur les motos. Puis-je vous conseiller de prendre pour lui un rendez-vous chez l’ophtalmologue ? »


Mots d’excuses
(certains ont un demi-siècle)

« Vous fêtes fer trop de lignes à ma petite en punission. Se soir encore, soit disant qu’elle aurait pousser une camarade, elle a eut juste à dix heures passer à copier cent fois : deux droite qui forment un angle droit sont parallèle. Et je suis même pas sur que sa soye vrai. »

« Monsieur,
Laisser sortir Esther quant elle demande. On lui a donner la purje contre l’Athénia. »

« Monsieur,
Paul est tombé hier soir de bicyclette ; il a eu le front ouvert et le pantalon tout déchiré. Le docteur l’a recousu et je vous le renverrai quand il sera repassé. Mes respects. »

« Monsieur Levasseur,
sous prétexte de géométrie, vous avait demandé a vos élèves donc mon ainé de ferre un serment de droite. Je lui interdit. A la proche des élecsion confondet pas politique et géométrie et vous les serment adresset vous a la famille pas aux enfants. Salutations distinguer. »

« Monsieur,
Aillant eut des ennuis cou sur cou avec ma femme et ma vache, veuillez excuser Riquet qui a soigner sa mère et participer aux recherches de la bête. Je vous envoit mon fils, car la première al est aujourdui perdu, mais par contre ont viens de retrouver la seconde. »

« Auriez-vous l’extrême amabilité d’autoriser, tout à fait provisoirement, ma fille Véronique (4° A) à ne pas assister aux séances d’information sexuelle que vous dispensez depuis le début du trimestre à cette section ? En effet, d’après ce que j’ai pu en savoir, il s’avère que ma fille se situe à un niveau nettement plus élevé que celui des cours auxquels elle est soumise et dispose, dans ce domaine, d’une documentation bien plus élargie. Vous exprimant à l’avance mes remerciements, et demeurant à votre entière disposition, je vous prie d’agréer, etc.
Honoré de R... Gérant du Sex-Shop Fontana à Paris. »

« Mr le Directeur,
Jean-Paul s’est couper le doigt sur son cahier. En le soignant j’ai renverser du mercurocraum dessus, ça fait 3 mer rouge sur la carte. La bonne ait celle qui traverse pas la page. »

« Messieur,
Je n’est pas comprit que Gérard aille un zéro en composition d’orthographe alort qu’icy il n’a pas de fotes dans les dictés qu’on lui fait fer à la méson. veuillet revoir sa copie. Remerciement. »

« Vous avez traiter hier mon gars le deuxième de tout les noms. S’ils vous manque j’aime autan que vous le fraper. Parceque ça il le comprendra. Tandis que les gros mots il les comprend pas et maintenan il les répète à tout le monde, comme un con qu’il ait. Merci. »

« Monsieur,
Escuser l’absence de mon fils Fidèle qui na pu venir a la class a cause de la crevaison de sa grand mere. »

« W... de G...
Présente à la maîtresse de Valérie ses déférents hommages et la prie de vouloir bien excuser le retard matutinal de cette enfant, dû à une défection inopinée de la femme de chambre attachée à son service. »

« Monsieur,
C’est mon mari quia perdu du vin sur le cahier d’Ali. Ne le punisset pas car il est déjà asset colère. Recevez Monsieur mes salutations. »

« Monsieur,
Vu l’épais brouillard, Daniel n’a pu apprendre ses leçons aujourd’hui. Veuillez l’excuser. Merci. »

« Monsieur,
Je sais pas si c’est utile de donner les lignes à Rodolphe pour ses fractions et son système maitrique. Vu que vos punitions il sans moque du tiers comme du quintal. »

« Monsieur,
Veuillez regarder de plus près l’absurderie que Jean-Philippe écrit sur ses cahier. Vendredi il a marquer : "une calotte glacière sait une gifle d’eskimau". Ma femme et moi on était tout très. »

« Monsieur,
Le grand-père réclame après vous rapport à son testaman. Venait vite l’école finit parqu’il baisse. On aurez bien fait autreman mais il veut point d’autre que vous. Merci du dérangement. »

« Mademoiselle,
Laisset pas les garçons Leloup approchet ma petitede près ou de loin.
Il lui dise des cochoncetés pas croillabe et lui montre le tout et les partis. »

« Mr Pline
Mon fils ce plaint tous le temps que vous l’apelez Baise au lieut de Blaise et ses copains en dise autant. Cet pas très bien pour un maître de fair de l’esprit sur le dos d’un enfant. Surtout que si on enlaive la meme lettre à votre nom ce qui reste et pas telment plus jolie. Merci de vous astenir. »


Appréciations de bulletins

« Manque souvent à l’appel, mais rarement à la classe. »

« Peut mieux faire. Mais peut-être pas. »

« Trop timide pour savoir répondre aux questions du professeur. S’entraîne pourtant abondamment avec son voisin. »

« Avis pour le bac : doit faire ses preuves (on manque encore d’indices). »

« C’est un élément moteur de la classe, d’accord, mais pas assez puissant pour le nombre de passagers qui s’accrochent en traînant des pieds pour ralentir. »

« Le niveau monte ? Comme au Mont Saint-Michel, alors : les touristes vont rester les pieds dans l’eau ! »

« Ça vole déjà pas haut, mais gare à l’atterrissage ! »


Commentaires

Brèves

15 octobre 2016 - Migration chez Free

URL http://librecours.eu.free.fr/spip/ à la (...)

11 août 2016 - Mise en page

Passage sous Sarka-SPIP 3.4.6.

5 août 2016 - Naissance

Install’ d’un SPIP version 3.1.1.

29 juillet 2016 - Création

Achat du nom de domaine.